Quatre cents personnes inscrites pour les Jeux mondiaux d'hiver 2012.
"Ce n'est que la deuxième fois que la Suisse accueille les Jeux mondiaux d'hiver des transplantés et c'est Anzère qui a hérité de l'organisation!", s'enthousiasme Liz Schick, parachutée vice-présidente du comité d'organisation. La fondatrice de Tackers - un camp annuel pour jeunes transplantés à Anzère - a ainsi la lourde tâche de gérer au mieux les quatre cents personnes présentes dans la station du 3 au 10 mars.
Parmi les manifestations sportives multiples mises sur pied pendant ces dix jours, figure la fameuse Nicholas Cup, un slalom pour enfants transplantés dont la première édition avait été créée en 2002 à Anzère. Particularité: tous les concurrents doivent être débutants. "Ils n'ont jamais mis les pieds sur les skis avant de venir ici, mais croyez-moi, ils se débrouillent très vite!" , lance Liz Schick.
La course a pour but de remercier les donneurs; elle porte d'ailleurs le prénom de Nicholas en hommage au petit Nicholas Green, décédé à 7 ans en 1994 et qui a pu sauver sept autres personnes grâce à son don d'organes. "On aimerait accueillir à cette occasion les familles de donneurs. Le papa de Nicholas sera d'ailleurs présent" , note Liz Schick, elle-même transplantée.
Ne pas culpabiliser les réfractaires aux dons
Pour elle, l'important est de sensibiliser la population aux dons d'organes, mais en aucun cas de la culpabiliser. "On aimerait que les gens prennent conscience qu'ils doivent dire s'ils sont donneurs ou pas avant leur mort. Qu'ils portent une carte de donneur sur eux s'ils sont d'accord de donner leurs organes. Cela permettra à leurs proches de ne pas avoir à prendre cette difficile décision. Surtout dans ces moments où on vit le drame de voir mourir quelqu'un qu'on aime; on est alors à mille lieues de penser à donner ou pas les organes du mourant..."
Liz Schick souligne qu'en Suisse, une personne a dix-sept fois plus de risque de recevoir un organe que d'être donneur. Or, le nombre de donneurs est toujours faible en comparaison des besoins de la population helvétique.
En Suisse, il existe à peine plus de cent donneurs vivants, ce qui représente 14 donneurs par million d'habitants. "C'est un chiffre qui reste bas en comparaison d'autres pays" , lance Liz Schick. Nombreux sont ainsi les décès dus à un manque de donneurs. "Il faut savoir qu'une personne peut en sauver sept en donnant ses organes", précise encore Liz Schick.
Le but des Jeux mondiaux d'hiver des transplantés est donc d'inciter encore et encore les gens à la réflexion. "Nous aurons des cartes de donneurs à disposition pour ceux qui en veulent!" , souligne en souriant Liz Schick.
René Prêtre à Sion
Pour faciliter la compréhension du public à la problématique du don d'organes, une journée sur la transplantation aura lieu le jeudi 1er mars prochain au Théâtre de Valère à Sion. Le professeur René Prêtre, élu homme de l'année 2009 en Suisse, donnera une conférence aux côtés des Drs Franz Immer, directeur de Swisstransplant et Philippe Eckert, médecin-chef aux soins intensifs à Sion. " René Prêtre nous parlera de la transplantation cardiaque chez les enfants. Quant au Dr Eckert, il nous dira comment se passe la procédure aux soins intensifs ", ajoute Liz Schick.
Jeudi 1er mars: conférence avec René Prêtre au Théâtre de Valère à Sion, à 18 heures. Dimanche 4 mars: cérémonie d'ouverture des Jeux mondiaux d'hiver des transplantés sur la place du village d'Anzère, dès 17 heures, avec la participation de Christian Constantin. Infos sur les Jeux mondiaux sur www.wtgf.org.