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News - Valais
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"On est reconnu où qu'on aille"
A Martigny, l'Idiap poursuit sa croissance sur la scène mondiale. "Nos activités restent difficiles à comprendre, parfois même pour nos partenaires de l'EPFL." Ce constat, c'est le professeur Hervé Bourlard, directeur de l'institut de recherche Idiap à Martigny, qui l'a fait hier lors de la conférence de presse présentant les résultats annuels. "Et pourtant, on est reconnu où qu'on aille dans le monde, même si ça peut paraître prétentieux de le dire et même si ça peut paraître difficile à croire ici en Valais." Pour s'en convaincre, il suffit de consulter la liste de ses partenaires industriels: Nokia, Samsung, le géant français de la sécurité Thalès ou encore NTT, le "Swisscom japonais". Pour tenter de renverser la vapeur auprès d'un public non initié, l'Idiap a changé sa stratégie de communication, en présentant les domaines d'applications concrets sur lesquels ses chercheurs travaillent quotidiennement. Ils sont dix au total, parmi lesquels la santé, la sécurité et la gestion des risques, les systèmes mobiles ou encore - et c'est relativement nouveau - l'énergie. "C'est un secteur en pleine croissance", assure le Pr Bour lard, "comme ce n'est pas notre spécialité, nous collaborons avec le CRE. Il y a un beau potentiel pour la recherche dans ce canton." Une autre collaboration, avec l'EPFL, devrait elle aussi s'intensifier. Les partenaires déterminent actuellement les contours de cette coopération qui devrait permettre à l'institut octodurien de conserver son indépendance quand l'EPFL aura pris ses quartiers à Sion. Pour travailler et faire travailler sa grosse centaine de collaborateurs de 31 nationalités (dont environ 80 chercheurs), l'Idiap a besoin d'argent. En 2012, il a passé le cap historique des 10 millions de chiffre d'affaires. "Nous avons reçu une bonne nouvelle de la Confédération", rappelle Olivier Dumas, président de l'Idiap, "elle s'est engagée à nous verser 10 millions de francs pour la période 2013-2016, si le Valais et la ville de Martigny promettaient un montant équivalent." Présent au Grand Conseil Ces subventions, qui représentent environ 40% du budget total, seront consacrées à la recherche. Les 60% restants sont issus de projets européens (20% du budget) ou de contrats avec des entreprises privées. "Dans un contexte économique mondial en crise, avec une concurrence féroce, nous parvenons tout de même à augmenter régulièrement ces soutiens extérieurs", constate Hervé Bour lard, "ça aussi c'est un signe de reconnaissance de nos capacités". Et l'Etat du Valais ne s'y est pas trompé, puisqu'il a confié à l'Idiap le projet Mediaparl, qui permet de retrouver sur les images fournies par Canal9, en quelques clics de souris, toutes les interventions faites lors des sessions du Grand Conseil, que ce soit selon le parti, le député, le conseiller d'Etat, le thème ou un mot-clé. Encore en cours de dévelop pement, l'application est déjà accessible sur le site officiel de l'Etat du Valais ou sur celui de l'Idiap. "On utilise la reconnaissance automatique de la parole", explique Alexandre Nan chen, l'un des ingénieurs chargés du développement, "la complexité principale, c'est le bilinguisme ou l'accent des intervenants..." A noter enfin que l'Idiap s'engage de plus en plus dans le transfert de technologie dans l'économie réelle, par ses start-up, mais aussi par le concours International Create Challenge, dont la première édition a eu lieu l'an dernier et qui sera reconduit cet automne.  
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917 vins en dégustation
Chaque année, l'Interprofession de la vigne et du vin du Valais organise un concours pour mettre en valeur les vins AOC issus de cépages traditionnels du canton. Fendant, johannisberg, petite arvine, païen ou heida, pinot noir, syrah, humagne rouge, cornalin et dôle sont dégustés lors de deux sessions. Celle du printemps s'est déroulée dernièrement. 2012, un millésime délicat Organisé avec la collaboration de VINEA à l'Hôtel de Ville de Sierre, ce concours est placé sous le patronage de l'Union suisse des oenologues (USOE). Les jurés travaillent par commission de 5 membres et notent les vins selon la fiche officielle de l'UIOE mais sur la tablette numérique fournie par VINEA. Sur les 917 échantillons pré sentés par 137 producteurs, on trouve de belles surprises comme quelques cruelles déceptions. C'est que 2012 fut un millésime très délicat. La météo capricieuse durant toute la période de végétation et la pluie durant les vendanges ont nécessité beaucoup de rigueur. Qu'on se rassure, ce bilan nuancé ne touche pas les vignerons qui ont su être vigilants. Et le jury a quand même pu octroyer des médailles bien méritées à ce concours qui reste un très bel outil de promotion des vins valaisans. FM  
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"Seuls les meilleurs survivront!"
Alors que la saison d'été va débuter dans quelques jours, Nendaz réfléchit à son avenir. "C'est plus que jamais le moment d'innover et d'avoir de bonnes idées!" Ce cri de ralliement post Lex Weber et LAT résonne de plus en plus lorsqu'il est question d'évoquer l'avenir de notre tourisme. "Facile à dire, plus difficile à faire" , répond Sébastien Epiney, directeur de Nendaz Tourisme SA. Un directeur qui a prochainement convoqué son comité stratégique pour deux journées entières de réflexion. Nouvelles priorités, nouveaux marchés à prospecter, nouvelles collaborations, la destination de Nendaz est prête à se remettre en question et à étudier toutes les pistes. Début d'explications avec le directeur de Nendaz Tourisme. Sébastien Epiney, vous convoquez votre comité stratégique au début de l'été pour évoquer la saison d'hiver, est-ce grave docteur? Entre 2002 et 2011, nous avons toujours été à la hausse dans le domaine des nuitées et des rentrées financières. Depuis 2011, c'est un peu plus difficile par contre. Côté marketing, nous avons continuellement misé sur la diversification des marchés et cela s'est avéré être une stratégie gagnante. A nous de continuer sur cette lancée et d'explorer de nouvelles pistes. La diversification? Ces dernières années, nous avons beaucoup travaillé sur trois régions afin d'élargir notre clientèle de base (Suisse, Allemagne et Benelux). Tout d'abord la France (+20 000 nuitées en dix ans) où la communication de nos prix en euros a montré aux Français que nous sommes à peine plus chers que les stations françaises. Pratiquement parlant, c'est tout proche, il est possible de relier facilement Paris à Nendaz en transports publics et nous parlons la même langue. En plus, les Français ne sont jamais déçus chez nous, ils sont notamment conquis par la qualité et la taille des logements. Cela nous permet de fidéliser la clientèle et nous allons continuer dans cette voie. Le Royaume-Uni est aussi un marché intéressant puisque les nuitées ont plus que doublé en dix ans. Je pense que l'on profite un peu de la notoriété de Verbier en Grande-Bretagne. C'est une clientèle qui recherche la qualité et qui en a les moyens. Enfin, nous misons aussi sur les pays de l'Europe de l'Est. Nous étions parmi les premiers à nous intéresser à ces pays. C'est plus lointain, il y a l'Autriche entre deux mais là aussi sur dix ans nous avons plus que doublé les nuitées. La Russie rentre dans cette catégorie? Le Noël russe et le Nouvel An orthodoxe qui survient juste après nos fêtes offrent des perspectives très intéressantes. Les Russes apprécient particulièrement les chalets de qualité. Et le Moyen-Orient? La Chine? L'Inde? Suisse Tourisme fait beaucoup de marketing dans les pays arabes, mais pour ces clients, il nous manque l'hôtellerie de luxe. Concernant les pays en fort développement comme la Chine, l'Inde ou le Brésil, ces touristes s'intéressent d'abord aux endroits les plus connus d'Europe, ils ont donc peu d'intérêt pour le Valais sauf pour Zermatt. Plus proche de nous, je pense qu'il y a par contre un coup à jouer en Scandinavie. Ils sont hors zone euro, avec un gros pouvoir d'achat, ils adorent les sports en extérieur mais ils ne bénéficient pas de station de haute montagne. Vous avez beaucoup parlé des autres pays, quid du marché national? Beaucoup misent sur la proximité. Nous avons insisté là-dessus avec du cross-marketing, en nous associant à des entreprises privées pour développer nos affaires. Nous avons aussi misé sur le sponsoring sportif avec notamment Fribourg Gottéron. Ce partenariat nous donne une bonne image du côté de Fribourg. A l'échelon national, il y a aussi une volonté de relancer le produit montagne, hiver comme été. J'espère que cela va porter ses fruits. Nous travaillons aussi à l'échelle régionale en nous rapprochant de Veysonnaz et en continuant de travailler sur les 4 Vallées. Néanmoins, nous sommes convaincus que le marché international offre des possibilités bien plus grandes à condition de viser juste et bien! Les perspectives sont donc plutôt encourageantes? Se vendre c'est bien mais ce n'est pas suffisant. Il y a une nouvelle concurrence directe low-cost et surtout d'autres produits touristiques en plein essor (croisières, touring, villes) qui mettent les Alpes en difficulté. Au niveau hospitalité, on est pas mal, mais je pense que l'on peut faire encore mieux. Nous devons aussi réfléchir à créer une ambiance plus conviviale en station et sur les pistes. Il faut bien comprendre que seuls les meilleurs survivront et, vu que nous sommes sensiblement plus chers que les autres, nous sommes donc condamnés à être meilleurs!  
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